Critiques

L'abondance de la culture de masse américaine est souvent très critiquée puisqu'elle nous éloigne de nos traditions français.

- La gastronomie :

L'abondance de la nourriture américaine est-elle dangereuse pour les français ?

-> D'un point de vue diététique :

La nourriture fast food est malsaine.
Elle est :

  • Trop riche en gras
  • Trop riche en sucre et sel
  • Trop riche en produits chimiques
  • Trop pauvre en fibres végétales
  • Trop pauvres en vitamine

Le tout, potentialisé par du soda ou coca, tous riches en aspartame.

Lors d'un procès, le maconald a été accusé de provoquer des maladies cardiaques, l'hypertension artériel, certains cancers (prostate, pancréas, intestins entre autres) le diabète (surtout gras) et l'obésité.
Il a été également reconnu que la viande est responsable de 70 % de toutes les intoxications alimentaires rattachées aux fast foods (vache folle ou poulet à la dioxine).

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→ L'effet d'obésité liée aux fast food.

-> Une exploitation humaine :

La cible privilégiée de McDo est l'enfant. Normal, c'est sur lui que repose l'avenir. Et celui que lui réserve les fast foods n'est pas très réjouissant.
Pour toucher sa cible, la firme a inventé, en 1963, le clown Ronald McDonald. Grand, paisible, mince, il véhicule une image faussée des effets de la "Mcalimentation". L'enfant croit tout ce qu'il voit et est persuadé qu'en mangeant des hamburgers, il ressemblera au
clown Ronald McDonald.
Ronald est là pour faire des restaurants un endroit attrayant, joyeux, magique, avec plein de gadgets distribués à l'achat des "Mcmenus".
Les enfants ne savent pas qu'on a récemment découvert qu'en Chine, ce sont justement des enfants de 12 ans qui travaillent dans des conditions abominables pour fabriquer ces gadgets, pour un salaire qui ne leur permettrait même pas de manger chez McDo.
Tout est bon pour attirer les enfants, car derrière eux, il y a les parents, l'enfant est aujourd'hui souvent le prescripteur de la consommation.
Pour attirer plus de monde, McDo s'est associé avec deux autres firmes travaillant dans le même sens : Coca Cola et Walt Disney.

-> Au niveau écologique :

Chaque minute, pour les besoins des fast foods, 25 hectares de forêts sont dévastés. En un an, c'est un territoire vaste comme la Grande Bretagne qui disparaît. C'est un milliard de personnes dont la vie dépendent de ces forêts qui sont obligés de se déplacer. Toutes les 5 heures, c'est une espèce nouvelle d'animal, de plante ou d'insecte qui disparaît avec son habitat.
Il faudra 1300 km² de forêt rien que pour fournir du papier d'emballage pendant un an. De cette quantité, seule 1% est recyclable. Et la totalité ne va servir que quelques minutes pour être jetée ensuite.

-> Les employés :

Ils ne sont pas mieux traités que les clients. Pendant très longtemps, ils n'avaient pas le droit de se syndiquer. Leur sécurité est nulle comme l'atteste les accidents de travail (beaucoup de brûlures), quelque fois mortels (en 1992 électrocution mortelle chez McDo, le rapport interne spécifiait que "la sécurité n'était pas considérée comme importante au niveau du magasin"…).

Il y a plus d'un million d'employés dans le monde, avec 300.000 ayant moins de 18 ans. Le plus souvent à temps partiel. Le roulement est continuel et rapide. L'ancienneté moyenne est de moins d'un an. Ils exploitent les employés jusqu'au bout avec un travail incessant pour un salaire de misère.

-> Une menace pour la gastronomie française :

L'achat abondant de produits alimentaires américains peut, à long terme, entraîner une disparition des produits traditionnels et régionaux Français, qui sont par ailleurs très réputés et de très bonne qualité certainement meilleure que les produits en provenance des Etats-unis, leurs prix restant toutefois trop élevés pour une grande partie de la population française qui ne peut se permettre de manger ces produits tous les jours et se rabat donc sur les produits américains.
Alors la solution ? Baisser les prix des produits traditionnels français ? Il faut bien comprendre que ces produits sont souvent fait " maison " et que la main d'œuvre française n'est pas aussi bon marché que la main d'œuvre utilisée par les grands patrons américains. Une solution ? Personne ne la connait à l'heure qu'il est, elle est donc à priori inexistante, nul espoir de voir la Nation française survivre à ce raz-de-marée américanisant.

 

→ Fausse pub Macdonald dénonçant leur pulicité abusive.

 

- La télévision & le cinéma:

Les débuts de la télévision européenne ont certainement été peu favorables à une américanisation, sous quelque forme que ce soit. On ne peut nier que, au moins parmi les politiques et les professionnels, tout ce que représentait l’Amérique n’ait été fortement rejeté. La télévision des années 1950 fut partout considérée comme un outil de service public, chargé de promouvoir la culture nationale, partout, le divertissement venait en dernier, ce qui était une façon d’exprimer le caractère public et non commercial du média.

En terme de programmes, un seul genre suscita des débats sur l’influence américaine : les séries populaires américaines qui furent importées très tôt et connurent, avec des variations nationales, le succès populaire. Des "success stories" comme celles de "The Carthwright brothers" (Bonanza), "Wanted: dead or alive" (Chasseur de primes), "The Untouchables" (les Incorruptibles) provoquèrent des débats sur leur contenu  et notamment sur la violence dans le cas des Incorruptibles, sur leur style, et plus généralement sur la nécessité de renforcer la production nationale (avec un contenu national).

Plus tard, en 1993, François Mittérand défend le principe d'une "exception culturelle" pour que la libération du commerce mondial ne se fasse pas au profit exclusif des produits culturels américains.

« Développant les thèmes évoqués devant les repsonsables de l'audiovisuel qu'il avait reçus à l'Elysée, M. Mitterrand a déclaré: "Le succès médiatique et l'efficacité commerciale peuvent-ils impunément s'imposer aux exigences de la pensée ethnique ? Nos partenaires d'Amérique demandent l'inclusion des activités de production et de diffusion des images dans l'accord général, ils veulent obtenir, en vertu du principe de libre concurrence, la suppression des règles que l'Europe s'est fixée pour assurer sur ses écrans de télévision la présence d'un nombre, que je dirais raisonnable, d'oeuvres européennes.
"Après avoir évoqué les parts de marché des films américains dans plusieurs pays d'Europe (85% au portugal, 84% en Grande-Bretagne), le président de la République a rejeté l'accusation de protectionnisme en s'interrogeant: " l'Europe est- elle protectionniste lorsqu'elle achète aux Etats-Unis quinze fois plus d'images qu'elle ne lui en vend ?" [...] Le président de la République a poursuivi: " Ce qui est en jeu, c'est l'identité culturelle de nos nations, c'est le droit pour chaque peuple à sa propre culture, c'est la liberté de créer et de choisir nos images. Une société qui abandonne à d'autres ses moyens de représentations, c'est-à-dire les moyens de se rendre présente à elle même, est une société asservie." »

Extrait "Le monde", datant du 23 septembre 1993.

Ce texte met en avant la volonté de l'ancien président de la République française de privilégier l'audiovisuel français et européen face à celui des Etats-Unis afin de conserver notre propre identité.

 

→ Le cinéma américain écrase le cinéma européen.

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